BELLA.
Lorsque l'aube arriva, je poussai un soupir.
Nous venions de nous installer dans cette ville au milieu de nul part où il pleuvait 360 jours par an avec ma famille, dans l'espoir de pouvoir nous fondre dans la masse facilement. Tu parles ! Comment vivre au milieu des humains alors que l'on est doté d'une beauté extraordinaire et que notre peau est blanche comme un cachet d'aspirine ? Où que l'on est capable de tuer n'importes qui dans la seconde qui suit ?
Personnellement, nous ferions mieux de tous nous enfermer dans un cercueil et attendre la fin du monde. Nous sommes des êtres qui ne méritons pas de rester sur Terre, même s'ils sont dénudés d'âme. Telle est ma vision de la " vie " des vampires.
Pour aussi dire, nous n'essayons pas que de nous fondre dans la masse. Si jamais l'un de nous dérapaient, on pourrait nous enfuir ni vu ni connu. C'est la cause de quatre vingt pour cent de nos déménagements. Bien entendu, dès que cela arrivait, on faisait directement nos bagages après avoir étouffé l'affaire. On changeait de maison, de ville, d'Etat, voir même de continent.
Durant mes 80 années de vie vampirique, j'avais vaincu dans tous les Etat des Etats-Unis ainsi que dans la moitié des pays du monde. Il est clair que je préférais plus les pays d'Europe, de mes origines. Ainsi j'adorais arpenter les rue d'Angleterre, d'Espagne et de France. Mais toujours sous la pluie.
Ce qui avait le don de m'agacer.
Je naquis dans les années 1900, en Floride. Bien sur, j'avais menée mes 17 années de vie d'humaine parfaitement normalement, entourée de ma famille et de mes amis. Il a fallu qu'un chauffard d'écrase pour que ma créatrice et actuelle mère Gwendoline me transforme définitivement en affreux vampire, laissant derrière moi mon frère. Aaah ! Au début de mes années, cela ne m'avait pas plus dérangé que ça. Au contraire, à part d'être une nouvelle-née assoiffée de sang, je trouvais des avantages à mon statut. Tous les hommes me couraient après, me demandant en mariage ou autre grâce à ma beauté. Il est clair que mes grands yeux ambres et long cheveux bruns bouclés comme il faut y était pour quelque chose, ainsi que mes traits délicats et ma manière gracieuse de marcher. Mais plus le temps passait plus j'avais conscience d'être un monstre. Il m'arrivait souvent de craquer devant des humains, malgré que je ne m'alimente que de sang animal. Mais ma famille m'avait toujours pardonné, bien que je ne sache pas pourquoi d'ailleurs. A mes yeux, je n'étais autre qu'un assassin sans scrupule.
En d'autres termes, je me détestais royalement.
Regardant ma montre, je pris conscience que je devrai bientôt rejoindre les membres de ma famille pour préparer notre départ pour le lycée - Dieu sait à quel point j'appréhendais de faire de nouveau un massacre une fois de plus.
Je descendis les escaliers à la vitesse humaine, et allai dans le salon pour pouvoir converser avec mes frères et s½urs.
- Alors Bella on décide de pointer son nez ? me demanda mon plus jeune frère, Wilfridiel.
Notre déménagement à Forks était de sa faute, cette fois ci. Une humaine avec une odeur enivrante avait eu la mal chance de passer à côté de lui, et il n'avait fallu que d'une seconde à mon frère pour la vider entièrement de son sang.
Et ce devant témoins, bien sur.
- Ferme la, Will, lui dis-je gentiment en m'asseyant à côté de lui.
- Tu as peur ? me lança doucement Lellie.
- Un peu, avouais-je sans trop de difficulté.
Ma s½ur hocha la tête. Gwendoline nous rejoignait, s'asseyant à côté de mon deuxième et dernier frère, Zacharie.
Notre fratrie était composée de 2 filles et 2 garçons. L'idéal si je puis dire. Gwendoline était à tous notre créatrice, que l'on considérait comme une mère. J'étais la 3e a avoir été transformer, après Will et Zach. Puis quelques années après, le tour de Lellie était venu.
Nous n'avions pas eu de nouveaux membres depuis maintenant 60 ans, et c'est pour dire...
Notre mère se disait heureuse de vivre avec nous, et que cela ne la dérangeait pas de devoir déménager tous les 6 mois, à causes de nos erreurs. J'étais celle qui flanchais le plus, et ensuite Will. Lellie n'avait jamais touché aux humains, elle est doté d'une force mentale incroyable, un don peut être. Mais Gwen était incapable d'approfondir ce point là.
Certains d'entre nous ont des aptitudes. Zacharie par exemple, est capable de geler n'importes quoi en soufflant dessus. Je ne compte plus le nombre de fois où l'on s'est retrouvé en glaçons. Moi, je suis capable de créer un bouclier physique, ainsi de mentale. Très utile d'ailleurs, face aux multiples attaques de mon imbécile de frère. Mais c'était tout. Personne d'autre n'avait de " pouvoir ", mais Gwendoline était doté d'une patience de fer, alors de Will étant le rois des sarcasmes... Mais ça s'arrêtait là, si on ne comptait pas l'incroyable façon de se contrôler de Lellie.
- Qui va dans quelle classe déjà ? Demandai-je, une fois de plus.
- Toi et Will allaient être en première, tendit que Lellie et Zach seront en Terminale.
- On sert toujours l'histoire des jumeaux ? Intervins Lellie, me prenant la question dans la bouche.
- Toujours.
- Géniale, grommelai-je entre mes dents.
Will ouvra les bras comme si j'allais me jeter dedans.
- Viens me faire un câlin s½urette !
- Cours toujours !
Il allait me donner une tape, mais je fus plus rapide. Mon bouclier protecteur le coupa dans son élan et il fut projeté contre le mur.
- Isabella !
Ma tutrice m'appelait comme cela seulement quand elle jugeait que j'allais trop loin, mais ce crétin m'avait cherché.
La chance que nous ayons, c'est que l'on a tous un point commun les uns aux autres. On pourrait facilement nous prendre pour des membres d'une même famille. Et Gwen paraissait d'avoir 40 ans, ce qui arrangeait la chose. Nous faisions croire aux humains que nous étions une famille, deux paires de jumeaux, vivant avec leur mère veuve depuis quelques années.
- Je m'excuse, Will, marmonnai-je pour que Gwendoline arrête de me fixer.
- Ya pas de quoi, frangine.
Zach se leva et nous annonça qu'il était temps d'y aller.
Après avoir chacun embrasser Gwen sur les deux joues - une fichue manie qu'elle a prise durant notre court séjour en Bretagne-, nous nous installâmes chacun dans la Peugeot 307 de Zach, et partîmes.
C'est à 170 km/h que nous traversâmes la forêt dans laquelle notre maison avait été isolée, pour nous éviter de trop nous exposer à la tentation. Une fois arrivés en ville, Zach ralentit l'allure à une vitesse dite normal, et nous arrivâmes devant notre nouvel établissement.
Lorsque Zach eut garé la voiture, nous descendîmes tous en un seul mouvement et nous dirigeâmes vers l'accueil - mon enfer allait commencer. Je retins une respiration, et entrai dans la minuscule pièce.
Lellie, désignée pour parler à la secrétaire, alla saluer celle-ci et demander des informations.
- Bonjour, Madame Cope, dit-elle avec une voix de velours, nous sommes les Yates. Isabella, Wilfridiel, Zacharie et Lellie Yates.
La vieille dame sourcilla, ce qui ne nous surprit pas. Nous possédions tous des prénoms vieux et d'origine Québéquoises.
- Très bien. M. Wilfridiel et Mlle Isabella en première ( elle tendit deux emplois du temps que nous nous emparâmes sans respirer, ainsi que deux plans ) et M. Zacharie et Mlle Lellie en Terminal.
Lellie s'en saisit avec beaucoup plus de décontraction que nous deux et remercia la secrétaire.
- Je vous souhaite une agréable journée, en espérant que le lycée de Forks vous plaira, nous adressa Mme Cope lorsque nous sortîmes de la pièce surchauffée.
Nous la remerciâmes et nous dirigeâmes vers le bâtiment de nos premiers cours.
Respirant à grandes bouffées, une odeur sucrée alerta mes narines.
- Hé, vous sentez ça ? Demandai-je d'un ton précipité à mes frères.
- Ouais. Ca me dit rien qui vaille, cracha Will avec dégout.
C'est la première fois que je les vis. Ils étaient cinq.
Des vampires. Comme nous. A Forks.
Oh My God.
Voilà le premier chapitre :). J'espère que vous aimez ^^. Vos avis ne seront pas de trop :D.
Je suis désolée pour les fautes d'orthographes, mais ce n'est pas mon fort.
Bisous.
Opération orthographe faite
:).